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Martinique: Art et histoire

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Comme plusieurs de ses voisines, la Martinique possède une histoire assez bouleversante, marquée par différentes vagues de colonisation et surtout, par une longue période d’esclavage, qui a laissé de nombreux souvenirs : douloureux mais indéniables… Et que dire de l’étrange destin de Saint-Pierre ? Et des subtils trésors de la capitale, Fort-de-France ?  Voici des lieux pour découvrir tout cela, et plus…

Saint-Pierre : le petit Pompéi des Caraïbes

La ville de Saint-Pierre était la capitale de l’île, au 19ème siècle. D’ailleurs, son théâtre, ses commerces prospères et ses rues en pavés épataient la galerie ; à tel point qu’on la surnommait « le petit Paris des Antilles« . Mais, son destin bascula complètement, un matin de 1902 ; car tous ses bâtiments et sa population furent anéantis par une éruption de la Montagne Pelée. Aujourd’hui, Saint-Pierre fait partie des villes d’art et d’histoire, qu’on surnomme parfois « le petit Pompéi des Caraïbes ». Une ville ni très riche, ni trop grosse, mais qui ne cache pas son destin particulier, en nous dévoilant sans pudeur les ruines de son ancienne prison, de son ancienne forteresse militaire, tout comme celles de son église et de son impressionnant théâtre, qui était si avant-gardiste pour l’époque. Bien sûr, Saint-Pierre a fait la paix avec ce volcan, qui est désormais endormi et hautement surveillé. Et, bien qu’elle ait souvent la tête dans les nuages, cette montagne Pelée est devenue une alliée, qui contribue largement au charme de la région, en tandem avec la baie de Saint-Pierre, les plages de sable volcaniques et les mornes luxuriants.

 Habitation Clément :

Bien sûr, l’histoire de la Martinique a été marquée par la culture de la canne à sucre, comme le montre bien l’Habitation Clément, à Le François. Bien que la véritable distillerie de rhum soit désormais ailleurs, ce domaine réunit plusieurs choses au même endroit, dont un jardin de sculptures et des expositions d’art contemporain, présentées par la Fondation Clément. Mais, sur ce vaste domaine, on retrouve aussi l’ancienne distillerie (devenue centre d’interprétation), les chais de vieillissement et une superbe « habitation » du 18ème siècle, qui serait l’un des plus beaux exemples des maisons de maîtres, dans toute l’île. En effet, la maison principale de l’Habitation a été restaurée et remeublée comme à l’époque : avec ses lits à baldaquin, ses récamiers en acajou et ses persiennes à lamelles, qui permettaient une meilleure ventilation. Les visites du domaine se font avec l’aide d’un audio-guide et, bien sûr, se terminent avec une dégustation de quelques-uns de leurs produits, dont ces fameux rhums vieux, qui font la réputation de la maison. Par contre, dans la boutique, ne manquez pas de goûter également leurs nouveaux rhums de canne bleue (réalisés à partir d’une seule variété de canne) de 2017 et 2018.

La Savane des Esclaves :

Après avoir visité une ancienne maison de « maîtres », il faut aussi en apprendre davantage sur l’histoire et les conditions de vie des esclaves ; ce qui est raconté avec brio à La Savane des Esclaves, à Trois-Ilets. Ce projet est l’oeuvre d’un autodidacte passionné – Gilbert Larose – qui y a reconstitué un village traditionnel d’antan, illustrant l’histoire des premiers colons arrivés de Normandie, puis les conditions de vie des esclaves, qui travaillaient dans les champs de canne à sucre. En circulant au milieu de ces cases créoles, les guides nous présentent également les arbres fruitiers et les plantes médicinales, qui ont donné naissance à un grand nombre de traditions martiniquaises. Au fil des années, ce site est devenu le troisième plus visité en Martinique. Et récemment, on vient encore de le bonifier, en y ajoutant un village Kalinago (dédié au premier peuple de l’île), un salon de thé et un théâtre, où l’on présente des spectacles culturels tous les samedis. http://www.lasavanedesesclaves.fr

Monument à la mémoire des esclaves :

Si on passe près de la ville du Diamant, il faut faire une brève escale au mémorial Cap 110, situé à l’Anse Caffard. Réalisé par l’artiste martiniquais Laurent Valère, ce touchant mémorial fut érigé en 1998, à l’occasion du 150ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage. L’œuvre représente un ensemble de quinze bustes de personnages anonymes, tournés vers le large. Dans les faits, tous sont orientés au cap 110 (est-sud-est), en direction de l’Afrique et du golfe de Guinée, d’où partaient les esclaves, lors du commerce triangulaire. Et ils rappellent le triste sort de centaines d’esclaves, qui ont péri sur ces côtes, lors du naufrage d’un navire négrier, en septembre 1830. Mais, quand on se promène parmi eux, on ressent toute la charge émotive de cet endroit, qui rend aussi hommage à toutes les victimes de l’esclavage. Un lieu où le silence en dit plus que les mots…

Fort de France : Clin d’œil à Eiffel…

Fort-de-France est la capitale mais aussi la frontière informelle entre le nord et le sud de l’île. Peu de visiteurs y séjournent (et il y a peu d’hôtels de toute façon) mais elle mérite une excursion d’une journée, d’autant plus qu’elle se trouve juste en face de la station balnéaire de Trois-Ilets. D’ailleurs, de nombreuses navettes maritimes relient les deux côtés de la baie de Fort-de-France, classée parmi les plus belles du monde. En arrivant par la mer, on aperçoit le Fort Saint-Louis, qui domine la falaise, à l’entrée du port. Ce fort abrite une base navale encore active, mais il est également possible d’en visiter une partie. Au pied du quai : la promenade portuaire (qu’on appelle aussi le Malecon) et le parc de la Savane, bordés par de petits restaurants et kiosques variés. Sur la rue derrière, voici l’étonnante bibliothèque Schoelcher, qui ne passe pas inaperçue avec ses éléments byzantins et art nouveau. Cette bibliothèque publique (accessible gratuitement) a été conçue à Paris, par un des élèves de Gustave Eiffel, pour l’exposition universelle de 1900. Et elle fût ensuite transportée puis entièrement remontée ici. Un peu plus loin derrière, au coeur des rues piétonnes, on découvre aussi l’Hôtel de ville et la cathédrale Saint-Louis, qui fût elle aussi réalisée par Pierre-Henri Picq, un architecte français fortement influencé par Eiffel. Pour compléter cette promenade, ne reste plus qu’à marcher quelques minutes pour rejoindre le marché, où l’on peut se procurer ces typiques « madras » (des étoffes) aux couleurs de l’arc-en-ciel. A l’intérieur du marché se succèdent aussi des montagnes d’épices, de fruits et de légumes exotiques, accompagnées par des dizaines de liqueurs à base de rhum.

Merci à Norwegian Airlines, au Comité Martiniquais du Tourisme et à ses nombreux partenaires.

Voyez aussi mes autres sujets sur la Martinique dont: https://nathaliedegrandmont.com/2018/11/22/martinique-cote-soleil/

Informations pratiques :

S’y rendre : Cet hiver, la compagnie Norwegian propose de nouveaux vols directs entre Montréal et Fort-de-France, à des coûts très raisonnables. Ils ont trois vols hebdomadaires vers la Martinique et trois autres vers la Guadeloupe ; et ce, jusqu’au 31 mars. Pour ces vols, la compagnie utilise des B747 très récents, relativement confortables (espace correct entre les sièges). Fait intéressant : le forfait « Low fare plus » permet la sélection de sièges et l’enregistrement d’un bagage ; en plus du bagage à main autorisé (de 10kg). Le wifi est gratuit à bord, mais toutes les boissons et les snacks proposés doivent être achetés (avec carte de crédit) www.norwegian.com

Cet hiver, la Martinique sera donc desservie par 8 vols hebdomadaires (3 de Norwegian, 3 de Air Canada à l’année longue + 2 de Air Transat du 19 déc. au 7 Avril)

Suggestions d’hébergement : l’Hôtel Bakoua, classé 4 étoiles. Bien que certaines chambres mériteraient d’être rénovées, il offre l’avantage d’être directement sur la plage, alors que son bar en surplomb de l’eau, son restaurant et sa piscine à débordement offrent une vue incroyable sur la baie de Fort-de-France.

Adresses gourmandes : Le restaurant Le Pitaya de l’hôtel La Pagerie. Avec vue sur la piscine et les cocotiers, on y déguste de bonnes spécialités locales réinventées.

Aussi : Le Zandoli, dans l’hôtel La Suite Villa, à Trois-Ilets. Idéal pour une occasion spéciale ou un tête à tête romantique, car le menu et le décor sont très originaux, les plats délicieux, la vue de toute beauté…  http://www.la-suite-villa.com

Informations supplémentaires: Comité martiniquais du tourisme:  (514) 844-8566 ou http://www.lamartinique.ca

 

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