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Racontes-moi la Guadeloupe !

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La Guadeloupe englobe 5 îles, qui proposent 5 expériences différentes, ou presque… Du balnéaire, des sites culturels et naturels très intéressants, et même, une ambiance de campagne d’autrefois, sur Marie-Galante. Généralement, on associe la Guadeloupe à ses deux îles principales – Grande Terre et Basse-Terre – qui ressemblent à deux ailes d’un papillon, reliées entre elles par un pont. C’est à Grande-Terre qu’on retrouve la majorité des secteurs balnéaires, mais Basse-Terre cache une foule d’endroits pour découvrir l’histoire et la culture créoles.

La Guadeloupe, autrement :

Comme la Guadeloupe est francophone, le contact avec les Antillais se fait facilement et mène à des échanges très intéressants. Chose certaine, c’est en allant faire des randonnées, des promenades dans les villes ou dans l’arrière-pays qu’on profite vraiment de cette destination, à sa juste valeur. Et c’est d’autant plus vrai lorsqu’on peut la découvrir en compagnie d’une jeune guide passionnée comme Audrey Promeneur, qui a fondé une agence de voyage réceptive – Feeling Guadeloupe – en compagnie de son conjoint. Basés à Basse-Terre, ces jeunes entrepreneurs proposent donc des forfaits sur mesure, en fonction des goûts et intérêts des clients. Résultat : on peut choisir de faire avec eux des balades gourmandes dans les villes, des visites d’exploitations agricoles ou de jardins créoles, des ateliers d’initiation à la cuisine guadeloupéenne, des randonnées pour découvrir la forêt tropicale (faune, flore, cascade, bassin, rivières, volcan, etc.), des balades en bateau dans les réserve naturelles ou des visites de monuments historiques, comme ceux décrits plus bas. En tout cas, on apprend énormément de choses en leur compagnie : sur l’histoire et les traditions typiques, mais également sur la façon de vivre et les aspirations des Guadeloupéens, aujourd’hui. Ces balades guidées peuvent durer une demi-journée (à partir de 35 euros par personne) ou une journée complète (à partir de 60 euros, repas inclus) 590 690 845 840, http://www.feelingguadeloupe.fr

Habitation La Grivelière :

Si on s’intéresse à l’histoire, à la culture et à la nature de la Guadeloupe, il ne faut pas manquer d’aller faire un tour à Basse-Terre; que ce soit lors d’une excursion guidée ou en louant une voiture. Premier constat : il n’y a rien de très bas dans cette Basse-Terre, d’autant plus qu’elle est dominée par le volcan La Soufrière (1476 mètres) et le Parc national de la Guadeloupe. Mais c’est au détour de ses petites routes tortueuses qu’on découvre certains trésors du patrimoine, tels que l’Habitation La Grivelière, perchée sur un morne, au-dessus de Vieux-Habitants. Après avoir été abandonnée pendant longtemps, cette ancienne exploitation de café a été brillamment restaurée et a repris l’exploitation de différents produits, à plus petite échelle qu’autrefois, bien sûr. Au cours des visites, on y découvre le moulin à eau qui servait à broyer les grains, les tiroirs coulissants utilisés pour le séchage, l’ancienne maison du maître et les superbes jardins créoles. (Attention : la route qui y mène est très étroite et tortueuse; prévoyez 20 minutes pour la montée; ouvert tous les jours) http://www.habitationlagriveliere.com

Habitation Côte Sous-Le-Vent :

Un autre endroit pour voir la nature de l’île ? L’arboretum de l’Habitation Côte-Sous-Le-Vent, qui nous explique l’utilisation de plusieurs arbres typiques des Antilles. Bien sûr, on y découvre aussi le patrimoine de cette côte dite « Sous le vent » (côté ouest), qui fait face à la mer des Caraïbes. Une des salles nous raconte l’histoire des nombreux pirates qui ont fréquenté cette côte, alors que d’autres nous présentent le travail du bois et la typique maison créole. De plus, le site compte aussi une maison dans les arbres (très populaire auprès des familles). Situé à Pointe-noire. http://www.habitationcotesouslevent.com

Vieux Fort et le Fort Delgrès:

Lorsqu’on continue vers le sud de Basse-Terre, des plages de sable volcanique (comme celle de Grande Anse) et des falaises, formées par la cristallisation d’anciennes coulées de lave, trahissent la présence du volcan La Soufrière. D’ailleurs, les premiers colons ont choisi de s’installer par ici, autour de la pointe de Basse-Terre et Vieux Fort; comme en témoigne la présence du Fort Delgrès, classé monument historique. Commencé en 1643, ce fort représente un bel exemple de l’architecture militaire à la Vauban; son entrée principale ayant même conservé son pont-levis. Au cœur des luttes entre les Français et les Anglais, ce fort a changé de nom et d’occupants à plusieurs reprises. Aujourd’hui, il honore la mémoire de Louis Delgrès (représenté par la tête géante, au milieu d’une des pelouses). Ce métisse a mené une grande rébellion, pour s’opposer aux troupes de Napoléon, qui souhaitaient rétablir l’esclavage dans l’île, en 1802. Delgrès et ses combattants sont morts dans les montagnes voisines, et l’esclavage sera rétabli jusqu’en 1848 (abolition définitive). A Vieux Fort, l’ancienne garnison du premier Fort Royal abrite maintenant un centre des arts textiles et de la broderie, où l’on peut rencontrer les gardiennes d’un savoir-faire qui date de 3 siècles. Des dames aux doigts de fée, qui confectionnent des draps, napperons ou autres objets. (Les deux sites sont ouverts tous les jours, de 9h à 16h30).

Parc archéologique des roches gravées :

Une surprise insolite nous attend sur cette Côte-au-Vent : un des meilleurs témoignages de la civilisation précolombienne, dans toutes les Petites Antilles. Eh ! oui, les Indiens Arawaks ont laissé une foule de traces, sur tout le littoral de Trois-Rivières, dont des centaines de roches couvertes de pétroglyphes, qui auraient été gravées entre 300 et 400 après Jésus Christ. Plusieurs de ces roches ont été déplacées au sein d’un parc archéologique, qui se découvre uniquement par le biais de visites guidées (pour des fins de protection). Par contre, en moins d’une heure, les guides parviennent à nous montrer les plus belles gravures (dont celle du cacique, devenu le logo du parc). Pour en voir d’autres, on peut aussi emprunter le sentier de l’Acomat (départ au parc). Idéalement, on devrait faire cette randonnée en compagnie d’un guide (comme Feeling Guadeloupe), car les roches gravées sont souvent bien cachées, au milieu de la végétation.

Fouiner dans les marchés :

Personnellement, je ne m’en lasse pas… J’adore aller voir, sentir et goûter les nombreux produits locaux dans les marchés: que ce soit les nombreuses variétés de bananes, de fruits tropicaux, mais aussi la cannelle, la poudre à colombo, le safran, la vanille, le bois d’Inde et toutes les autres épices qu’on connaît si mal. Et que dire de ces montagnes de liqueurs exotiques (coco, café, bois bandé, etc.) que les Antillais fabriquent avec tout cela ! A goûter avec modération, attention ! Il y a des marchés à Basse-Terre, à Saint-François et à Pointe-à-Pitre. Dans la capitale, le plus connu et le plus coloré est le Marché Saint-Antoine, qui abrite le Marché des épices. Les marchandes rivalisent d’imagination et de charmantes expressions créoles pour attirer notre attention…  (Situé au coin des rues Peynier et Saint-John-Perse)

Mémorial ACTe :

Impossible de venir en Guadeloupe sans entendre parler de l’époque de l’esclavage, qui a tant marqué l’histoire de l’île et de ses habitants… Voici donc une occasion d’en apprendre plus sur cette période douloureuse, bien sûr, mais qui est traitée avec finesse et intelligence dans ce musée, surnommé le Mémorial ACTe. Construit en 2015, sur le site de l’ancienne usine sucrière Darboussier, ce musée propose des pistes de discussion pour renseigner et réfléchir sur l’esclavage : de l’Antiquité, jusqu’à nos jours. Bien sûr, on y découvre avec désarroi toute l’ampleur (et la complexité) du fameux « commerce triangulaire », qui a conduit des milliers d’esclaves jusqu’aux Antilles. Mais on nous parle aussi de la musique, de la culture et d’autres aspects parallèles (500 objets patrimoniaux au total), en montrant également une foule d’œuvres contemporaines fortes et touchantes. Des audio-guides permettent une visite commentée. (Ouvert tous les jours sauf le lundi, 15 euros) http://www.memorial-acte.fr

Kayak dans la mangrove:

En face de Sainte-Rose, le parc du Grand Cul- de-sac marin réserve aussi de belles découvertes. Ces eaux sont calmes car protégées des vagues par la présence d’une longue barrière de corail, qui forme une sorte de barricade au large. On y retrouve de nombreux îlets, majoritairement couverts par une végétation de mangrove (de palétuviers), qui forme une sorte de pouponnière pour des milliers de poissons et d’organismes qui naissent et grandissent ici, à l’abri des prédateurs. Pascal, qui est aussi conteur, nous y emmène en kayak, à la tombée du jour. Très vite, on réalise que le kayak est idéal pour ce genre d’environnement, puisqu’on peut ainsi se faufiler au milieu de ce labyrinthe de racines aquatiques ; pour apercevoir les petits poissons, concombres de mer et éponges, qui fourmillent autour des racines. Assez surprenant ! Lorsqu’on fait des pauses pour admirer le paysage, Pascal en profite pour nous raconter quelques légendes de la Guadeloupe. Et dans un tel décor, çà marche assez bien ! Après l’apéro-kayak, on revient à la noirceur. Enfin, presque… Car Pascal nous réserve une surprise sur le chemin du retour et je lui ai promis de ne rien dire ! Une chose est sûre : mangrove, kayak, coucher de soleil et contes = balade mémorable ! 35 euros pour les adultes, 20 euros pour les moins de 12 ans. Seul petit conseil : emmenez-vous des chaussures aquatiques.  Yalodé Kayak Guadeloupe: 06 90 56 58 10. http://www.kayak-guadeloupe.fr/yalode.html 

Merci au Comité du Tourisme des Iles de Guadeloupe, à l’agence Les Evasions de Jade, à l’agence Feeling Guadeloupe, à La Creole Beach Hotel & Resort et à leurs partenaires.

Voyez aussi mon sujet sur Marie-Galante : https://nathaliedegrandmont.com/2017/01/21/le-charme-de-marie-galante/

Et mon sujet sur les Saintes : https://nathaliedegrandmont.com/2017/01/20/les-saintes-priere-de-ne-pas-deranger/

Informations pratiques:

S’y rendre : Depuis la saison dernière, Air Transat propose deux vols directs par semaine entre Montréal et Pointe-à-Pitre, de décembre jusqu’à la mi-avril. De son côté, Air Canada Rouge propose un vol hebdomadaire toute l’année (les samedis), auquel s’ajoutent deux vols saisonniers (les mercredis et jeudis) jusqu’à la fin d’avril. http://www.airtransat.com, http://www.voyagezrouge.com

Excursions thématiques guidées: Agence Feeling Guadeloupe, 590 690 845 840, http://www.feelingguadeloupe.fr

Louer une voiture: Malheureusement, le système de transport en commun se limite surtout à la région de Pointe-à-Pitre et le Gosier. Pour explorer le reste, il est préférable de louer une voiture. L’agence Les Evasions de Jade (au Gosier) propose des locations de voitures, de studios et appartements, plus un vaste choix d’excursions. http://www.lesevasionsdejade.com

Où séjourner: La Creole Beach Hotel & Resort: Un bel hôtel 4 étoiles, nouvellement rénové, au cœur du secteur animé du Gosier (et central pour rayonner partout). Vastes chambres climatisées. Plage petite mais piscine et bar très attrayants, plus d’excellents plats préparés à l’assiette au restaurant. http://www.creolebeach.com

Informations complémentaires: http://www.maguadeloupe.ca, http://www.lessitesdeguadeloupe.com

3 Commentaires

  1. Ping : Cap sur les Petites Antilles ! | globe raconteuse

  2. Ping : Le charme de Marie-Galante | globe raconteuse

  3. Ping : Les Saintes: Prière de ne pas déranger ! | globe raconteuse

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