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Martinique: Autour de la Pelée…

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Le nord de la Martinique est beaucoup moins touristique et balnéaire que le sud. Mais c’est une région qui cache bien son jeu et… ses trésors ! Des petites plages volcaniques, des routes en lacets, d’immenses bananeraies, des rhumeries artisanales et des mornes couverts de forêts tropicales, au détour desquels nous attendent des gîtes bien cachés mais sympathiques… Et tout cela à l’ombre d’un beau géant, le volcan de la Montagne Pelée, qui a marqué l’histoire et les paysages de cette région… Voici quelques-unes des raisons, qui en ont fait un de mes coins préférés sur cette île…

1) Saint-Pierre, la survivante :

La ville de Saint-Pierre était la capitale de l’île, au 19ème siècle. D’ailleurs, son théâtre, ses commerces prospères et ses rues en pavés épataient la galerie ; à tel point qu’on la surnommait « le petit Paris des Antilles ». Mais un matin de 1902, tous ses bâtiments et sa population furent anéantis par une éruption de la Montagne Pelée. Aujourd’hui, on la surnomme souvent « le petit Pompéi des Caraïbes », car les cicatrices de ce passé sont encore bien visibles, dans le centre-ville:  les ruines de son ancienne prison, de son ancienne forteresse militaire, de son église et de son impressionnant théâtre, qui était très avant-gardiste pour l’époque (des commentaires en témoignent, sur les panneaux). Bien sûr, Saint-Pierre a fait la paix avec ce volcan, qui est désormais endormi et hautement surveillé. Aujourd’hui, il semble plutôt veiller sur Saint-Pierre et sa belle baie en demi-cercle.

2) L’anse et l’Habitation Céron:  

Lorsqu’on continue de suivre la côte, au nord de Saint-Pierre, on a parfois l’impression que la route ne mène nulle part… Puis, on arrive dans un petit village de pêcheurs – Le Prêcheur – et peu après, à l’Anse Céron, presque cachée derrière les palmiers et les raisiniers. Comme plusieurs autres plages du nord, celle de l’Anse Céron n’est pas très large, couverte de sable cendré, mais très peu fréquentée. Croyez-moi, c’est donc un endroit idéal pour rêvasser tranquille, en observant les rochers au loin et les fortes vagues qui viennent déferler sur la plage. Par contre, il paraît que les bons nageurs peuvent aussi faire du snorkeling juste au pied de l’immense rocher qui clôture la plage, au fond. (Mais on conseille de prendre garde aux forts courants !)

Tant qu’à être venus dans le coin, poursuivez jusqu’à l’Habitation Céron, un peu plus loin. Cette ancienne habitation possède encore d’immenses arbres centenaires, dont plusieurs sont bien visibles, autour du stationnement et de l’aire d’accueil. Au milieu d’eux se cachent une boutique (bien garnie), un bar décontracté et un restaurant ombragé, qui propose des plats originaux et entièrement préparés avec des produits locaux. Pas mal, mais un peu cher… (Idem pour la visite qu’on nous propose, dans des sentiers emménagés. Par contre, on nous a informé que l’ancienne habitation elle-même serait accessible aux visiteurs, très bientôt)

 3) Une AOC pour le rhum:

Sur le chemin du retour, ne manquez pas d’arrêter chez Rhum Depaz. Déjà, le coup d’œil vaut le détour, puisque le site est fleuri et bien aménagé, avec la Pelée qui se dresse en toile de fond ! Quel beau tandem ! On se doute que, par ici, la canne à sucre doit être bien heureuse et complètement apte à déployer tout son potentiel… D’ailleurs, sachez qu’en Martinique, tous les producteurs font du rhum agricole, c’est à dire fabriqué directement à partir du jus de canne à sucre (et non de la mélasse, qui est un résidu). En plus, le rhum martiniquais est le seul (et même le seul produit des DOM-TOM) à avoir sa propre appellation contrôlée. Dans la partie nord de l’île, on peut aussi visiter la rhumerie J.M. (à Macouba, sur la pointe nord) et celle de Neisson (au Carbet). http://www.depaz.fr, www.neisson.fr, www.rhum-jm.com/fr

4) En tête-à-tête avec la montagne…

Envie d’un tête-à-tête avec la Montagne Pelée ? A moins d’être un randonneur aguerri (pour eux, des sentiers mènent jusqu’au sommet), je vous suggère de monter (en voiture !) sur les hauteurs de Fonds Saint-Denis, jusqu’au Hameau du Morne des Cadets… Déjà, la route qui y grimpe réserve des points de vue spectaculaires, mais la vue là-haut l’est encore plus ! Car la Montagne Pelée se trouve juste devant : parfois cachée dans les nuages, parfois auréolée d’arc-en-ciel… Oui, vous venez d’arriver au pays des arc-en-ciel et surtout, chez « Tonton Léon », qui est l’un des pionniers de l’agriculture biologique en Martinique. Par conséquent, ce gîte de montagne propose de l’hébergement (3 maisonnettes) et des repas créoles typiques, faits à partir des nombreux fruits et légumes cultivés dans ces champs, tout autour… Chaque semaine, le gîte organise des journées thématiques, avec des démonstrations du travail traditionnel dans les champs, des initiations aux produits locaux et aux herbes médicinales, suivies d’un repas convivial, où les hôtes et les participants continuent d’échanger. Pour ces événements ou pour l’hébergement, mieux vaut réserver assez à l’avance http://www.tonton-leon.com

5) Plage du Carbet :

Dans cette partie de l’île, on retrouve aussi des petites municipalités comme le Carbet, par exemple, où règne une ambiance simple et à la bonne franquette. Sur la plage du Carbet sont installés plusieurs bars et restaurants très sympathiques –  comme Le Petibonum, Loulou Flammes ou Le Wahoo Café, par exemple – qui sont souvent remplis de locaux, qui s’y retrouvent en fin de journée. Sur le plan gastronomique, c’est probablement le Petibonum qui propose les meilleurs choix, puisque son chef, Guy Ferdinand, a la réputation d’être particulièrement créatif, passionné et bon vivant. Généralement, leur menu propose des langoustes ou poissons grillés, du boudin créole, du colombo au poulet ou les fameux accras de morue, bien sûr ! Cet endroit est aussi très populaire le midi, à l’heure de l’apéro et lors des fêtes spéciales, qui y sont toujours soulignées avec des événements ou menus spéciaux. Juste à côté, le Loulou Flammes propose des spécialités alsaciennes, parfois revisitées avec des influences ou produits locaux. On peut aussi venir y grignoter une petite crêpe, un croque-monsieur ou une des bonnes glaces artisanales,. Chose certaine, depuis que je connais ce lieu (et çà remonte à quelques années !), l’accueil chaleureux a toujours été une de leurs forces…  Et tout comme le Petibonum, à côté, ils ont aussi des formules qui permettent d’utiliser leurs chaises de plage toute la journée, moyennant quelques euros.

Comment se déplacer en Martinique ? 

Malheureusement, le transport en commun n’est pas encore complètement efficace en Martinique, même s’il y a maintenant plus d’autobus qu’avant : entre les différentes villes du nord, de même qu’entre Saint-Pierre et Fort-de-France, par exemple. (Voyez le site http://www.martiniquetransport.mq) On peut aussi emprunter les taxis communautaires à partir de Saint-Pierre, à condition de ne pas être trop pressés (leurs horaires sont aléatoires). Pour être plus libres de nos mouvements, l’idéal demeure encore de louer une voiture. Mais, bonne nouvelle, il n’est pas nécessaire de la louer à l’aéroport, puisque l’agence Alwego possède aussi une succursale à Saint-Pierre ; ce qui est très pratique pour ceux qui souhaitent se concentrer dans le nord. En plus, il s’agit d’une entreprise familiale et locale, à la fois présente en Guadeloupe et en Martinique. Ils ont une flotte de véhicules tout neufs et proposent des prix très compétitifs. (En Martinique, ils ont aussi d’autres agences, notamment au Lamentin, au François et au Diamant. ) http://www.saintpierrelocations.com

Voyez aussi mon sujet  :

https://nathaliedegrandmont.com/2018/11/22/martinique-cote-soleil/

Informations pratiques:

S’y rendre: Du début décembre jusqu’à la mi-avril, Air Transat propose 2 vols hebdomadaires directs entre Montréal et Fort-de-France. http://www.airtransat.com

Air Canada y propose aussi 3 vols hebdomadaires directs en hiver et deux en été. http://www.aircanada.com

Bon à savoir: Il y a maintenant un nouveau tramway (un autobus qui roule sur voies réservées) qui relie l’aéroport Aimé Césaire et le centre-ville de Fort-de-France, pour quelques euros (pas mal moins cher que le taxi !). Et si vous débarquez au terminus, à la Pointe Simon, vous y trouverez les autobus (et taxis communautaires) qui desservent le nord et différents secteurs de l’île.

Suggestion d’hébergement: Le Hameau du Morne des Cadets : Quelques gîtes, tous équipés de cuisinettes, TV et ventilateurs (capacité 2 à 10 pers.). Panier de bienvenue, accueil chaleureux et surtout, un cadre exceptionnel… http://www.tonton-leon.com

Informations: Comité martiniquais du tourisme: http://www.lamartinique.ca

 

 

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