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Bélize: Pamoison dans la jungle

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Lorsqu’on mentionne le Bélize, plusieurs songent surtout à sa barrière de corail et à ses îles de la mer des Caraïbes, situées à quelques coups de palme de merveilleux sites de plongée. Mais le Bélize possède aussi un petit côté « vert » tout aussi fascinant, notamment dans la région ouest du pays (le district de Cayo). Une région de forêts tropicales, de montagne, de chutes et de rivières, sans parler des nombreuses créatures de la jungle (insectes, mammifères, oiseaux) qui ont l’art de se manifester quand on s’y attend le moins… Personnellement, j’espérais vivement y apercevoir un jaguar, mais c’est un serpent qui m’a fait la surprise de surgir du sol, juste devant mon orteil… Heureusement, le guide se tenait à mes côtés et a eu le réflexe de me tirer vers l’arrière immédiatement, avant que je ne fasse un pas de trop… Ce serpent (ouf, une des espèces non-vénéneuses ! ) a donc déguerpi vers l’avant, mais tout en faisant défiler les derniers millimètres de son long corps sur le bout de mes orteils…

Mais après cette frousse (vite oubliée), j’ai eu la chance de connaître le meilleur de la jungle en séjournant dans quelques hôtels fabuleux, dont le Blancaneaux Lodge, situé dans ce même district de Cayo, non loin de San Ignacio. Le Blancaneaux Lodge se trouve au coeur de la réserve nationale de Mountain Pine Ridge, qui abrite une forêt tropicale montagneuse et de nombreuses chutes. D’ailleurs, ses 20 chambres (plutôt des villas) sont dispersées à flanc de colline, leurs toits de chaume émergeant à peine au milieu des arbres. Des escaliers et des passerelles de bois permettent d’aller des chambres jusqu’au restaurant, puisque la propriété est aussi traversée par une série de chutes qui cascadent sur les côtés et au pied des villas. Cet endroit dégage une telle harmonie qu’on comprend aisément pourquoi le cinéaste américain Francis Ford Coppola en tomba amoureux, il y a une trentaine d’années. Après en avoir fait une retraite pour sa famille, il décida de l’ouvrir au public en 1993. Aujourd’hui, cet hôtel est un habitué des palmarès et le chouchou des lecteurs du magazine Travel & Leisure, entre autres, qui l’ont nommé « le meilleur hôtel en Amérique centrale et en Amérique du sud » (en 2009 et 2010). Chose certaine, on y sent définitivement une touche artistique et un grand soucis du détail. D’ailleurs, lorsqu’on revient de nos randonnées le soir, on peut relaxer autour d’un bon repas sur la terrasse, en dégustant un verre de Pinot Grigio, provenant des vignobles de Coppola… Toutes les chambres, le bar et la réception sont aussi décorés d’objets d’artisanat – peintures, tissus colorés ou sculptures de bois – qu’on sent soigneusement choisis. Les villas se composent de deux chambres (avec chacune leurs salles de bain et leurs balcons) et d’un salon au milieu, qui ouvre directement sur le balcon et l’escalier extérieurs.

Cet univers n’a peut-être pas le turquoise tape à l’oeil de la mer des Caraïbes, mais il a sa manière bien à lui de nous ensorceler… Parce que c’est un environnement un peu plus pudique, où les couleurs, plus subtiles, se font largement aidés par un foisonnement d’odeurs et de sons… A première vue, on y perçoit plutôt une grande masse verte, dense et touffue. Ce matin-là, à mon réveil, cette masse semblait d’autant plus dense qu’elle était aussi recouverte d’un voile de brume, dont on arrivait à peine à distinguer  la silhouette des plus gros arbres. Mais déjà, aux petites heures, j’avais entendu en sourdine les premiers cris d’oiseaux dans les arbres. Or, leur nombre et leur volume n’avait pas tardé à augmenter, pour devenir une sorte de concert matinal, composé de chants doux et de cris aigus… Et il y avait aussi quelques pic-bois, qui me donnaient l’impression de cogner à ma porte, en guise de réveil matin… Nettement plus doux et original qu’une alarme, n’est-ce pas ?

Oui, la jungle se réveillait… Et sur mon balcon, comme je regardais les premiers rayons du soleil tracer de grandes tranchées lumineuses à travers les arbres, je sentais aussi nettement les odeurs des grands pins, les embruns des chutes, la fraîcheur du matin et oh! bonheur, celle du bon café, qui arrivait justement à ma chambre, par l’entremise d’un serveur très ponctuel…. Oui, j’avoue, ne manquaient plus que des toucans colorés et la sympathique compagnie des singes hurleurs ! (Mais ceux-ci croiseraient ma route aussi quelques heures plus tard: dans la forêt tropicale du parc national de Chiquibul, non loin de là…)

En tout cas, quand la jungle se fait à ce point charmante et confortable, c’est la ville qui a l’air d’une jungle à côté….

3 Commentaires

  1. Ping : Belize: merveilles sous terre et sous l’eau | globe raconteuse

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