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Québec: Quoi voir sur le Chemin du Roy ?

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Bien des chemins mènent à Québec… La plupart du temps, on opte pour les autoroutes: rapides et fonctionnelles. Mais il y a aussi l’historique Chemin du Roy, qui fût la première route carrossable au Canada. Aujourd’hui, elle recoupe et croise régulièrement la route 138, mais elle longe également le fleuve à plusieurs endroits, en traversant Lanaudière, la Mauricie et la région de Portneuf.

1) Chapelle Cuthbert:

A Berthier, comme voilà une escale intéressante ! D’autant plus que la chapelle Cuthbert abrite aussi le centre d’information touristique, plus des expositions temporaires gratuites. Il y a aussi possibilité de visiter cette chapelle de 1786, qui fût le premier temple protestant au Québec. En effet, l’Écossais James Cuthbert, propriétaire de cette seigneurie autrefois, la fit construire pour honorer le souvenir de sa femme et pour pouvoir pratiquer son culte, sans devoir se rendre jusqu’à Montréal. http://www.lachapelledescuthbert.com/

2) Vignobles avec vues

Belle surprise pour les épicuriens: le Chemin du Roy est aussi bordé par quelques vignobles, avec vues… C’est certainement le cas du vignoble Lano’Or , à Lanoraie, dont la vaste terrasse borde le fleuve. Nul doute, cet endroit donne vraiment le goût de décrocher, en savourant un de leurs vins ( 1 blanc, 3 rouges et un vin fortifié) http://vignoblelanodor.ca/

A l’autre bout du parcours, à Neuville, le Domaine des 3 Moulins ne laisse pas soupçonner ses atouts à partir de la route. Mais on y accède par un sentier qui descend la butte et qui rejoint les installations et les vignobles, camouflés sur les flancs d’une falaise.  Et là, surprise, une belle terrasse surplombe les vignes (en contrebas) et embrasse le fleuve, un peu plus loin à l’horizon. Ce domaine produit un rouge, un blanc, un rosé et un vin fortifié au brandy (mon préféré, car rappelle un peu le porto). Ils offrent aussi la possibilité de participer aux vendanges, à la fin de septembre. Du 15 mai au 30 octobre, tous les jours sauf le lundi. 1333, route 138, Neuville. http://www.domainedes3moulins.com

3) Un magasin général pas ordinaire…

Fief de plusieurs générations de marchands généraux, le magasin-musée Lebrun propose sur ses tablettes et comptoirs plus de 7000 objets de collection: pots de verre, bouteilles, vieux gramophones, appareils photos, etc.. En marge de cela, il fait aussi revivre l’esprit d’un véritable magasin du début du 20ème siècle, car on peut s’y procurer différents produits du terroir (de la farine, des confitures, des chocolats, etc.), de même que des savons, des bijoux, de la céramique et autres objets réalisés par des artisans québécois. Autre plus: la salle de spectacle (en haut) et surtout, le Café Eugène, où l’on propose une grande sélection de bières artisanales, plus des soupes, salades et paninis qui mettent en vedette les produits de la région. Essayez le sandwich du trappeur, fait avec du sanglier, des oignons caramélisés et du fromage gruyère. Un délice ! 192, Pied-de-la-Côte, Maskinongé. http://www.magasingenerallebrun.com

4) Musée de la culture populaire et sa vieille prison :

Le Musée québécois de la culture populaire occupe une place importante dans la vie culturelle de Trois-Rivières, notamment parce qu’il englobe aussi la vieille prison, très populaire auprès des familles (visites avec un guide). Outre la prison, le musée propose aussi plusieurs expositions temporaires, qui sont régulièrement renouvellées. Cet été, on y retrouve notamment une exposition sur la bande dessinée québécoise et une autre sur les 50 ans du Festival western de Saint-Tite. http://www.culturepop.qc.ca

5) Boréalis:

Trois-Rivières a longtemps été la ville des papeteries. L’une d’elles, désaffectée, a cédé sa place à Boréalis: un musée moderne et interactif, qui a été emménagé dans l’ancienne usine de filtration des eaux. On nous y raconte tout le processus de fabrication du papier, tout en rendant hommage aux ouvriers qui y ont travaillé. Toutes les parties de l’exposition s’avèrent très dynamiques, car on y utilise des éclairages et technologies dernier cri. Par exemple, ces planchers de verre qui nous permettent d’apercevoir les immenses bassins et puits qui acheminaient l’eau du fleuve. On y remarque aussi d’ impressionnantes machines à papier, des projections d’images et de vidéos sur les murs, de même que des « douches sonores » , sous lesquelles d’anciens travailleurs nous racontent leurs histoires, touchantes et authentiques. Toutes les visites se font en compagnie d’un animateur, mais la visite  » expérience » comprend aussi un rallye dans les voûtes souterraines et un atelier où l’on fabrique son propre papier. Autre trésor bien caché: la terrasse de leur Bistro Aux Confluents. Probablement une des plus belles vues de la ville: sur le lieu où se rencontrent le fleuve Saint-Laurent et la rivière Saint-Maurice. (Observez bien, vous verrez clairement deux couleurs distinctes dans l’eau !)  200, avenue des Draveurs. http://www.borealis3r.ca

6) Promenade dans le vieux Trois-Rivières :

Au confluent du fleuve et de la rivière Saint-Maurice, Trois-Rivières était déjà un important carrefour d’échanges pour les Amérindiens quand Laviolette y fonda un poste de traite, en 1634. La deuxième plus vieille ville de la province est donc très fière de son histoire, et avec raison. Encore aujourd’hui, le vieux Trois-Rivières regroupe des galeries d’art, des musées et plusieurs maisons historiques, notamment sur la rue des Ursulines. A voir aussi: la cathédrale de l’Assomption, renommée pour ses vitraux de l’artiste italien Guido Nincheri. http://www.tourismetroisrivieres.com/fr

7) Sacré églises !

Les six beaux villages de la région de Portneuf – Grondines, Deschambault, Donnaconna, Portneuf, Cap-Santé et Neuville – se sont livrés de mémorables guerres de clochers. Résultat : sur une distance d’à peine 50 kilomètres se succèdent quatre églises mémorables, toutes classées au patrimoine aujourd’hui. A l’époque, les curés voyaient grand et il n’y avait rien de trop beau pour leur paroisse ! Si l’église de Grondines se démarque grâce à ses deux tours asymétriques et gothiques, celle de Deschambault, elle, cache ses plus beaux trésors à l’intérieur. Autour de la nef trônent six statues de bois grandeur nature, sculptées par François et Thomas Baillargé, deux de nos meilleurs artisans de l’époque.

8) Le charme de Deschambault:

Deschambault doit aussi beaucoup de son charme au Cap Lauzon, qui s’avance vers le fleuve. Outre l’église, tout un groupe de bâtiments classés s’y trouvent réunis : le couvent, la Salle des habitants, le nouveau presbytère et le Vieux Presbytère, qui reflète bien le style d’architecture coloniale française. Des photos et objets anciens y racontent l’histoire du village, tandis que d’autres salles accueillent des expositions d’art contemporain. Deschambault compte aussi de nombreuses maisons centenaires, plusieurs d’inspiration québécoise avec leurs jolis toits à double versants. Parmi elles, remarquez notamment le magasin général Paré, qui a conservé ses allures d’antan, bien qu’on y vende aujourd’hui des produits plus modernes. Si vous aimez les antiquités, allez flâner chez l’antiquaire (le long de la route): une véritable caverne d’Ali Baba, remplie de meubles et d’objets variés (de vieilles bouteilles de verre jusqu’aux patins antiques, en passant par des téléphones, machines à écrire, etc.)

9) Aliksir :

En arrivant à Grondines, difficile de ne pas aller se pointer le nez chez Aliksir… Pour une fois que l’odorat est le premier gâté ! En effet, cet économusée de l’herboristerie vous apprendra comment et à partir de quelles plantes ils fabriquent leurs huiles essentielles, vendues dans leur boutique. www.aliksir.com

10) Adresses gourmandes:

Première raison d’aller au Poivre Noir ? La terrasse… qui offre une vue incroyable sur le fleuve, la rive sud et le pont Laviolette, à l’horizon. Le reste ? On le découvre dans les assiettes du chef, qui s’amuse à marier les produits locaux avec des épices sud-américaines ou asiatiques, par exemple. Leur carte propose de nombreux plats créatifs, ainsi que des menus dégustation de 5 services, servis avec les vins appropriés . 1300, du Fleuve. (819) 378-5772. http://www.poivrenoir.com

A Deschambault , je vous conseille fortement Le Bistro La Ferme, qui propose un menu de la ferme à la table, mettant en vedette le boeuf de Highland, élevé tout près de là. Leur menu propose donc des grillades (steaks et burgers), des mijotés de boeuf, de même que des tatakis de boeuf (ma recommendation, en entrée !) 297, Chemin du Roy, Deschambault, http://www.bistrolaferme.com

Le matin ou l’après-midi, faites une pause à La p’tite Brûlerie: pour ses bons cafés équitables, biscuits et pâtisseries maison. 109, rue De l’église, Deschambault.

Informations pratiques:

Autres escales gourmandes: le Pop Café à Grondines , le Bistro Les Sœurs Grises, Le Buck, Le Temps d’une Pinte (à Trois-Rivières), plus la microbrasserie L’Esprit de Clocher, à Neuville.

Suggestions d’hébergement: Le 100 St-Laurent: 100, avenue St-Laurent, Louiseville. L’Auberge du Chemin du Roy: 106, rue St-Laurent, Deschambault.

Informations supplémentaires: http://lecheminduroy.com, http://www.tourismemauricie.com, http://www.tourisme.portneuf.com, https://lanaudiere.ca/fr/

 

2 Commentaires

  1. Gwinner

    Il ne faut pas oublier dans ce périple la Rôtisserie La Victorienne à Lavaltrie:un régal gustatif et un accueil des plus sympathique

  2. Ping : Canada: mes 10 coups de coeur | globe raconteuse

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