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Pérou: les trésors de la Vallée sacrée

 

Bien au-delà des paysages et des attraits touristiques, ce sont surtout les gens qui nous laissent les meilleurs souvenirs de voyage. Les souvenirs les plus émouvants, ceux qui laissent une véritable empreinte sur nous, au point de nous accompagner, en pensée, pendant de nombreux mois après la fin du voyage. C’est exactement ce que j’ai ressenti lors de mon voyage au Pérou, l’hiver dernier. Grâce à Flora, sa famille et ses amis, j’ai découvert que les trésors de la Vallée sacrée ne sont pas tout à fait ceux qu’on pense…

La Vallée sacrée se trouve aux portes de Cusco, l’ancienne capitale de l’empire Inca. Il s’agit d’une superbe vallée, qui regroupe plusieurs sites archéologiques et villages, situés entre Písac et Ollantaytambo. Traversée par la rivière Urubamba, cette vallée était très appréciée des Incas pour ses conditions géographiques et climatiques, à tel point qu’ils en avaient fait leur potager et leur grenier, pour la production de maïs. Perchée dans les Andes, cette vallée nous offre plusieurs panoramas spectaculaires, au milieu desquels se cachent aussi quelques sites archéologiques étonnants, dont les mystérieuses terrasses en formes concentriques de Moray, qui servaient de site d’expérimentation agricole pour les Incas (voir plus bas). Mais on peut aussi aller y rencontrer des communautés de paysans, qui vivent encore dans cette vallée sacrée, en perpétuant des méthodes et des traditions semblables à celles des Incas d’autrefois… Les habitants de la Vallée les appellent « les communautés des altitudes de la Vallée Sacrée ». On peut parfois les croiser sur les marchés de la région (entre Urubamba et Ollantaytambo), et ils sont aisément reconnaissables à leur poncho rouge.

Mais il n’y a rien de tel que de leur rendre visite chez eux, au milieu des montagnes et de leurs champs. Cette expérience est tout à fait accessible grâce à la compagnie Condor Travel, qui mène plusieurs projets de développement et de tourisme durable avec la communauté de Mismanay. Cette communauté compte environ 170 familles, dont une vingtaine directement impliquées dans les activités d’accueil touristique organisées par Condor Travel. Ce jour-là, nous avons donc traversé une partie de la vallée, puis grimpé jusqu’au village de la communauté, à 3500 mètres d’altitude. Là-haut nous attendaient Flora, son mari et leurs voisins, qui nous ont accueilli tous sourires, avec des colliers de fleurs et quelques airs andins, bien sûr… Peu après, nous nous sommes présentés les uns et les autres, à tour de rôle, avec l’aide du guide qui agissait comme interprète. Puis, les femmes nous ont invité à goûter plusieurs produits typiques qu’elles nous avaient préparé : du maïs, des pommes de terre, des sauces épicées, du fromage et du thé de coca, qui aide beaucoup à contrer le mal de l’altitude. Ensuite, elles nous ont montré comment elles teignaient leurs fils de laine d’alpaga, en utilisant une grande variété de plantes et d’herbes qui poussent dans la région. Et suite à cela, plusieurs des femmes du groupe se sont mises à tisser, pour mieux nous montrer comment elles confectionnent leurs étoffes, leurs ponchos et leurs couvertures colorés.

Bien sûr, à notre arrivée, plusieurs des membres du groupe demeuraient assez timides. Mais, au fil du temps, la majorité d’entre eux sont devenus de plus en plus à l’aise avec nous, et vice versa. Ayant la chance de parler l’espagnol, j’ai donc eu le privilège de pouvoir échanger avec Flora, la responsable du groupe, qui s’avouait très contente de pouvoir accueillir des visiteurs dans leur communauté, de temps en temps. Nous avons parlé des enfants, de leur travail agricole, de la vie dans les montagnes et même, fait quelques blagues sur les hommes de la communauté ! Apparemment, de ce côté, il y a pas mal plus de similitudes qu’on pourrait le croire… Chose certaine, Flora et sa bande de copines semblaient très sereines dans leurs montagnes et j’ai vraiment eu l’impression qu’elles vivaient tout près du soleil, au sens propre et figuré… En tout cas, je me suis sentie très émue et privilégiée d’avoir pu les rencontrer. Grâce à eux, j’ai passé là un de mes meilleurs moments au Pérou et découvert que ce sont eux, si simples mais si vrais, qui constituent les véritables trésors de cette Vallée sacrée…

Voyez aussi mon sujet sur le Machu Picchu: https://nathaliedegrandmont.com/2015/10/09/perou-une-cite-au-milieu-des-nuages/

Informations pratiques:

S’y rendre : On peut rejoindre Lima, la capitale du Pérou, par l’intermédiaire de la compagnie Air Canada ou de la compagnie chilienne LAN, qui propose des prix très compétitifs, de même que plusieurs vols internes pour rejoindre Cusco. (Prévoir entre 950$ et 1100$ pour le vol international). Une fois à Lima, il faut prendre l’autobus (trajet de 22h) ou l’avion (1h15) jusqu’à Cusco, qui constitue la principale porte d’entrée de cette région. A partir de Cusco, des autobus locaux se rendent dans les différents villages de la Vallée sacrée.

Visites de communautés: voir le site de Condor Travel : http://www.condortravel.com

A voir aussi: Moray est un ancien centre de recherche agricole inca situé à 50 km au nord-ouest de Cusco. À première vue, le site se présente comme un amphithéâtre, constitué de plusieurs terrasses disposées en cercles concentriques (constituées de murs de soutènement, de terre fertile et d’un système d’irrigation complexe permettant de cultiver plus de 250 espèces de plantes). La position des terrasses permet de simuler une vingtaine de microclimats différents (la température est plus élevée au centre mais diminue ensuite en fonction de la distance de chaque terrasse). On pense que Moray a servi à prévoir les rendements agricoles, non seulement dans la Vallée sacrée mais aussi dans d’autres parties de l’Empire inca.

Conseils ? Dans cette région, il faut se méfier de l’altitude (manger léger, marcher doucement, éviter l’alcool) et malgré les températures fraîches, il faut aussi se méfier du soleil ! Emmenez-vous un chapeau et protégez votre peau avec une bonne crème solaire…

Suggestions d’hébergement: l’Hôtel Inkaterra La Casona, à Cusco. Classé sur la  liste des « meilleurs écolodges du monde du National Geographic », ce charmant hôtel boutique se trouve dans un ancien manoir du 16ème  siècle – celui d’un conquistador espagnol – qui a été rénové avec des meubles coloniaux, des textiles et objets d’art locaux, etc. Un bel endroit pour se gâter : pour une nuit ou, tout au moins, pour un bon repas de cuisine locale, dans un décor de rêve ! http://www.inkaterra.com

Informations supplémentaires: http://whc.unesco.org/fr/list/274, http://www.peru.travel/en-ca/

 

 

Un commentaire

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