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Anguilla: La méconnue des Caraïbes

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Surnommée ainsi à cause de sa forme étroite et allongée, l’île d’Anguilla ne figure pas souvent dans les brochures des voyagistes, surtout au Québec. On la connaît très peu parce qu’elle n’est pas grande (90 kilomètres carrés) et surtout, parce qu’elle demeure l’une des rares îles des Caraïbes qui résiste à la mode des hôtels tout-inclus… De plus, comme Anguilla ne possède aucun aéroport international, il faut y accéder via l’île de Saint-Martin, sa voisine. Mais, comme les deux îles se trouvent à moins d’une demi-heure de bateau l’une de l’autre, Anguilla s’avère une belle excursion à faire à partir de Saint-Martin; d’autant plus que les deux îles possèdent une personnalité et une ambiance complètement différentes et complémentaires.

L’île qui affirme sa différence…

Anguilla ne possède qu’une seule route et se traverse en moins de 40 minutes. « Bon, ok, peut-être 45 si l’on doit s’arrêter à l’un des 6 feux de circulation », explique le chauffeur. Des feux de circulation qui sont surtout concentrés autour de la capitale, The Valley. Il n’y a que 14 000 habitants, qui parlent l’anglais et le créole anglais anguillais, un dialecte semblable à celui de la Jamaïque et des Bahamas. Évidemment, presque tous les habitants se connaissent, d’autant plus qu’ils s’appellent tous Fleming, Gums ou Richardson; une demi-douzaine de noms de famille différents, tout au plus. Les plus âgés se souviennent que, dans les années 60, leur île était encore dépourvue d’électricité, de téléphone et de routes asphaltées. « Avec la naissance du tourisme, dans les années 80, l’ile est passée de l’enfance à l’âge adulte d’un seul coup, sans passer par l’adolescence ».; expliquent-ils. Aujourd’hui, toutes les infrastructures y sont présentes, bien sûr, et Anguilla possède des hôtels et des villas réputés, régulièrement cités parmi les meilleurs des Caraïbes.

Les habitants d’Anguilla détiennent un passeport britannique (il s’ agit d’un territoire outre-mer de la Grande-Bretagne) et bénéficient d’un niveau de vie relativement prospère par rapport à plusieurs autres îles des Caraïbes. Étonnamment, plusieurs des personnes que j’ai rencontrées décrivent leur île en énumérant ce qu’elle n’a pas… Ils sont heureux de dire qu’elle n’accueille pas les gros navires de croisières, ni les casinos. Et encore plus fiers de vous apprendre que l’île ne compte aucun Mc Do, ni aucune autre chaîne de restauration rapide, ni de grande chaîne hôtelière et d’hôtels tout inclus ! Il s’agit d’ un choix délibéré du gouvernement, qui semble être bien accepté par les hôteliers et les locaux, qui y voient un moyen de préserver la tranquillité de leur île et d’encourager les visiteurs à essayer ses nombreux restaurants. En effet, l’offre de restauration à Anguilla est particulièrement étonnante…  Malgré sa petite taille, l’île compte près de 70 restaurants; ce qui inclue de nombreux bistrots de plage sympathiques et à la bonne franquette, de même qu’une panoplie de restaurants chics, dirigés par des chefs renommés.

Au fil des années, Anguilla a donc gagné beaucoup de notoriété pour la qualité de sa gastronomie, de même que pour ses hôtels et villas haut de gamme. D’ailleurs, plusieurs d’entre eux – tels que le Malliouhana, l’hôtel Cap Juluca et le Viceroy Anguilla – se classent régulièrement au sommet des palmarès des magazines Conde Nast et Travel& Leisure, par exemple.

L’histoire et le patrimoine, maintenant en vedette : 

Il y a quelques années, le Ministère du tourisme d’Anguilla a décidé de diversifier le produit touristique, en choisissant de valoriser davantage la culture et le patrimoine de l’île. Une excellente idée, d’autant plus que le ministère a l’ambition de créer un « Circuit du patrimoine «  (Heritage Trail), qui comprendrait une demi-douzaine de lieux culturels. Ce projet est peut-être trop ambitieux pour une île de cette taille mais, chose certaine, la première phase a débuté l’été dernier, alors qu’on inaugurait le Centre d’interprétation des Amérindiens, dans le parc national de Fountain Park. Cet endroit semble modeste à première vue mais il abrite une caverne cérémoniale utilisée jadis par les Arawaks, et qui serait la plus importante (et intacte) dans tout l’est des Caraïbes. Cette caverne (Fountain Cavern) est couverte de pétroglyphes et renferme également un stalagmite, sculpté à l’effigie de Jocahu, une des divinités honorés par les Arawaks à l’époque. Des scientifiques y ont également trouvé les ossements d’un rongeur géant préhistorique (l’Amblyrhiza Inundata) qui vivait là, à l’époque où Anguilla, St-Barthélémy et Saint-Martin ne formaient qu’une seule grande île. Une étonnante créature, aussi grosse qu’un ours, qu’on aurait un peu peur de croiser dans les sentiers aujourd’hui !

Quant à la caverne elle-même, elle demeure inaccessible au public pour le moment (car jugée trop fragile et dangereuse), mais ses secrets sont  dévoilés à travers les différents vidéos et objets présentés dans le centre d’interprétation. Il y a aussi des sentiers de randonnée, tout autour du centre, bordés par une série de panneaux explicatifs qui nous racontent différents aspects de la vie des Arawaks, autrefois. Pour le moment, ce centre d’interprétation n’a pas encore assez de poids pour attirer les touristes à lui seul. Mais il représente un bel atout pour l’île et nous donne bien envie de voir le reste du Circuit patrimonial se réaliser prochainement.

Voir aussi mon sujet sur les plages de l’île:

https://nathaliedegrandmont.com/2016/01/16/anguilla-jouer-les-robinsons-avec-classe-2/

Informations pratiques:

S’y rendre: Via l’aéroport international de Juliana, à Saint-Martin (côté néerlandais). Ensuite, on peut emprunter les bateaux-taxis de Calypso Charters, entre autres. http://www.calypsochartersanguilla.com/

Formalités d’entrée: Seul le passeport est nécessaire (aucun visa). Par contre, on y passe plusieurs points de contrôle: un à l’aéroport de Saint-Martin, un autre au port avant d’embarquer dans le traversier puis un dernier à notre arrivée à Anguilla. Idem sur le chemin du retour. Taxe de départ: 28$ US, que l’on paye à notre sortie d’Anguilla.

Suggestions d’hébergement: Charmant et tranquille, l’Anacaona boutique hotel possède une vingtaine de chambres et quelques suites. Les chambres standard oscillent entre 170$ et 280$ US/nuit, selon la saison. Mais ils ont aussi des forfaits plus avantageux, pour 4 nuits et plus. http://www.anacaonahotel.com

Bon à savoir: Vacances Transat propose justement des forfaits qui combinent 4 nuits à Saint-Martin et 3 nuits à l’hôtel Anacaona, à Anguilla. Ils ont aussi un forfait qui comprend le même type de combo, mais dans des hôtels 5 étoiles. http://www.vacancestransat.com

Adresses gourmandes: Blanchard’s Restaurant ou Blanchard’s Beach Shack: http://www.blanchardsrestaurant.com/

Bon plan: Aller prendre l’apéro au Sunset lounge de l’hôtel Viceroy, pour profiter du coucher du soleil. http://www.viceroyhotelsandresorts.com/en/anguilla

Devise: La devise officielle d’Anguilla est le dollar caribéen (EC). Mais le dollar américain y circule beaucoup; ce pourquoi on l’accepte aisément dans plusieurs commerces et restaurants.

Informations supplémentaires: 1 800 553-4939  ou http://www.ivisitanguilla.com

 

 

Un commentaire

  1. Ping : Anguilla: Jouer les Robinsons, avec classe ! | globe raconteuse

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