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Thailande : Comment devenir gardien d’éléphant ?

La Thaïlande a expérimenté certaines périodes de turbulences politiques au printemps dernier. Mais, comme j`ai pu le constater moi-même dans 3 régions du pays, les activités économiques et touristiques ont vite repris leur cours normal… surtout pour les visiteurs. En fait, pour contrer les effets de ces événements, les hôteliers redoublent d’ardeur pour séduire et chouchouter les clients (et les prix sont peut-être encore meilleurs) De fait, grâce à sa forte expérience du tourisme et de l’hospitalité, la Thaïlande demeure un pays idéal pour un premier contact avec l’Asie du sud-est: notamment parce qu’elle propose de nombreux sites culturels, des plages de rêve et surtout, des expériences exotiques à souhait, comme celle de monter à dos d’éléphant… qui a été un de mes coups de coeur là-bas !

Cette journée très spéciale s’est déroulée dans la région de Chiang Mai, dans le nord du pays. Bien qu’elle soit la deuxième plus grande ville de la Thaïlande (après Bangkok), Chiang Mai a conservé une taille humaine et une ambiance beaucoup plus relax, ce qui est très agréable. Comme Chiang Mai se trouve tout près des montagnes, elle s’avère aussi le principal carrefour pour explorer les parcs nationaux, se rendre dans les tribus montagnardes (telles que les Karen et les Hmong) et aller à la rencontre des éléphants… Autour de Lampang (à une heure de Chiang Mai), plusieurs endroits proposent des rencontres avec cet animal, qui était autrefois très utilisé dans la région, pour le transport du bois en forêt. Dans la plupart des cas, il s’agit de spectacles de dressage, qui seront parfois suivis d’une randonnée à dos d’éléphant. Mais il y a aussi des centres, tels que Elephant Conservation Center, par exemple, où l’on prend soin des éléphants orphelins, blessés ou retraités… Chapeauté par le gouvernement,  ce centre s’occupe d’abord de remettre les éléphants sur pied et de veiller à la conservation de l’espèce. Mais ils proposent aussi un programme très original et séduisant: l’art de devenir un  » mahout » (ou gardien d’éléphant) en un jour…

Bien sûr, la journée commence par une petite initiation toute en douceur. On nous présente le troupeau, on nous apprend une foule de choses sur leurs comportements et surtout, on nous enseigne une quinzaine de commandes pour pouvoir les monter. Et là, premier choc : je me demande bien comment je vais faire pour retenir tous ces sons bizarres… et je parie que ces éléphants ne parlent pas l’anglais ! Je commence à angoisser un peu… d’autant plus que mon éléphant s’appelle «  Naughty girl » (la coquine); ce qui me fait craindre qu’elle me joue pas mal de tours ! (Heureusement, on nous promet que les véritables gardiens des éléphants demeureront avec nous tout le temps, ouf !). Ensuite vient le premier défi : monter sur l’animal ! Car bien qu’ils soient plus petits que leurs cousins d’Afrique, ces éléphants d’Asie font tout de même une moyenne de 4 mètres de hauteur et un poids moyen de 4 tonnes… Certes, ils sont couchés au sol lorsqu’on y monte, mais je vous laisse tout de même imaginer le grand écart qu’il faut faire ! Autre surprise : il n’y a rien pour s’agripper là-dessus ! Il faut s’asseoir sur le bout de leur cou, presque sur la tête, où il n’y a que deux bosses avec des poils un peu drus. Pas évident !

Au cours des premières minutes, j’avais si peur de tomber que j’essayais d’agripper ses oreilles, pour constater que l’animal n’aimait pas du tout cela, et qu’il s’empressait de battre les oreilles pour m’en empêcher! Quand il se mettait à descendre une côte ou un ravin, je tendais une main vers ses oreilles, tout en serrant mes cuisses de toutes mes forces : j’avais vraiment l’impression que j’allais basculer par-dessus bord ! Et puis, à force de les observer, j’ai réalisé que ces animaux (y compris la mienne, Naughty Girl) étaient plutôt calmes et qu’ils n’étaient pas du genre à faire des mouvements brusques. Entre temps, j’avais appris à maîtriser mon équilibre et j’avais commencé à me détendre…. jusqu’à ce qu’elle entre dans l’eau et commence à m’arroser avec sa trompe ! Ah! Voilà d’où elle tirait son surnom ! Mais, à ce moment-là, j’étais déjà conquise… et je trouvais la situation beaucoup plus drôle qu’effrayante !

Ensuite, nous avons marché au milieu de la jungle. Il y avait bien quelques moments plus effrayants – où l’animal longeait les arbres de près et je me voyais obligée de courber l’échine de temps en temps – mais dans l’ensemble, c’était absolument envoûtant ! Nous avons même terminé en marchant dans un étang (avec de l’eau à mi-cuisses), mais je n’étais plus inquiète du tout. En fait, je trippais comme une petite fille ! J’avais développé une réelle admiration pour ces bêtes et en plus, j’étais fière de moi ! Résultat : j’ai même terminé la promenade en osant lâcher les mains, à plusieurs reprises… Une promenade qui s’est terminée par l’obtention de mon diplôme de « mahout », bien sûr ! Mais rassurez-vous, je vais garder mon «  emploi de jour », comme on dit… Par contre, grâce à cette journée, j’ai développé un grand respect pour cet animal et pour ceux qui s’en occupent. Nulle doute, je garde d’excellents souvenirs de cette expérience.  Ma nouvelle amie, Naughty Girl, m’a fait vivre de belles émotions… Oui,  c’était une sacré coquine, finalement !

Au Elephant Conservation Center, l’expérience d’un jour coûte environ 135$ Can. Et comprend les balades avec l’animal, la visite du centre, le repas du midi et même un petit spectacle. Il y a aussi possibilité de faire uniquement des courtes balades, mais celles-ci se font généralement avec des nacelles de bois sur le dos de l’animal; ce qui n’est pas tout à fait pareil ! Pour en savoir plus:  http://www.thailandelephant.org/en/

A suivre: D’autres sujets sur Chiang Mai, Bangkok et les plages, dans le sud du pays.

Informations pratiques :

S’y rendre: Comme il n’existe pas de vols directs, on peut se rendre en Thaïlande via l’Europe ou le Moyen-Orient. En ce moment, la compagnie Qatar Airways offre l’un des meilleurs rapports qualité-prix. Cette compagnie est maintenant classée parmi les meilleures au monde, elle offre des prix très agressifs et un vol direct entre Montréal et Doha. Une fois à l’aéroport ultramoderne de Doha,  les correspondances vers la Thaïlande sont fréquentes et aisées.  http://www.qatarairways.com

Suggestions d’hébergement: A quelques minutes à pied des marchés de rue de Chiang Mai, l’hôtel Anantara fait face à la rivière Ping et s’articule autour d’un magnifique bâtiment colonial original, qui abritait autrefois le consulat britannique. Dans quelques mois, un bar et un restaurant de cuisine locale viendront compléter le restaurant actuel (face à la rivière), la piscine, le spa et les 84 chambres, toutes joliment décorées de teck, de matières naturelles et d’artisanat local. D’ailleurs, l’hôtel manifeste un grand soucis de la nature et de l’environnement, dans une foule de détails. www.chiang-mai.anantara.com,

Pour un bon gueuleton: l’hôtel boutique 137 Pillars, membre de la chaîne « Small Luxury Hotels of the World ». Leur restaurant propose une excellente cuisine thaïe, préparée avec les légumes et les herbes du jardin. Décor calme, raffiné et romantique; dans le bâtiment original de teck, qui semble se fondre dans la nature tropicale environnante. www.137pillarshouse.com

Informations supplémentaires: http://www.na.tourismthailand.org

 

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